Tournée aux Açores
Arrivée de transatlantique le 27 mai, la première date de « Dérives » s’annonce le 10 juin…
À tous ceux qui ont lu notre aventure en transat, vous savez qu’une des premières occupations à notre arrivée a été de faire réparer le pilote automatique.
En attendant Flore s’est investit dans la trace à laisser : chacun des voiliers qui passent par Horta laisse une trace sur les murs. Merci à Flore, celle qu’elle a dessiné est super !




L’autopilote m’a été rendu au bout de quelques jours et j’avais bien envie de le tester ! Une sortie s’est organisée, avec Flore, (l’équipière de la transatlantique pour ceux qui ne savent pas) et Yann – notre référent météo de rêve pendant cette transat – cette sortie s’est transformée en un tour de l’île Faial, avec la chance de l’observation d’un groupe de cachalot : la belle queue qui plonge et un jeune qui s’est dirigé vers le bateau avant de plonger, puis l’observation de la pointe de l’île apparue en 1957 par une activité volcanique, magnifique ; la beauté d’un nombre presque infini de puffin cendré (cagaros en Portugais) qui s’envolent au passage du bateau, et pour finir, tirer des bords entre Pico et Faial, sous rafale de 30 nœuds pour finalement se ré-amarrer à couple avec le catamaran dans le port d’Horta.
Cagarros en mer




Bref, le pilote fonctionne, merci au technicien !
Nathalie, graphiste, marin, dessinatrice est arrivée le 6 juin, elle prendra le rôle de la technicienne : travail en hauteur pour le montage de la structure et les manipulations techniques du cirque pendant le spectacle.
Le 7 nous avons déplacé le bateau sur le quai du festival. Manœuvre sans galère, préparation bien anticipé avec les bâtons en place et une fois amarrés nous n’avons pas eu besoin de rajouter une ancre à l’arrière. Top.
L’installation tant appréciée qui entraîne les aller-retour en annexe toujours mouillée … il serait temps d’en trouver une nouvelle….
Le 7 Garance arrive, une jeune femme souriante diplômée en tant que technicienne lumière et qui sera chargée sur MangeNuage des enceintes et du son ! Bravo à elle à cette adaptation sur le tas.
Ça y est, la nouvelle équipe est là, il n’y a plus qu’à : tournée de trois semaines avec quatre représentations prévues de « Dérives » à : Horta de l’île Faial, Velas de l’île Sao Jorge, Madalena de l’île Pico.
8 juin : premier montage légo et hissage ; découverte de tout pour Garance et Nathalie, nous prenons la journée, et tout se passe bien, elles suivent, s’engagent, et commence à retenir.
9 juin : premier test pour Nathalie : longeuse de trapèze ballant, hisseuse d’un mât pendulaire à coup de manivelle du winch, et l’installation d’un contre-poid pour l’apnée dans l’air. Garance, elle, découvre les enceintes, le logiciel, les branchements.
Nous faisons un filage technique du spectacle après avoir partagé oralement un déroulé, et en fin de journée à 17h avant l’ouverture du festival une répétition générale. Étapes passées, elles étaient toutes nécessaires et ouf, les filles captent leurs postes, les choses se passent bien.
De son côté, le festival commence sur cette jolie place en pelouse, et ses beaux arbres plein de liane, cette première soirée a une belle couleur, entre des danses en groupe et la compétition du cri des Cagarros. Moment très drôle, gagné par une jeune fille qui semble-t’il a absolument bien refait ce cri typique. J’ai hâte d’en entendre ; pour voir : « le long de certaines falaises ça t’empêche de dormir ! »
10 juin :
À partir de 16h30 le public arrive, j’aperçois Flore et Yann, installé devant, qui partiront demain après avoir vu le spectacle pour la première fois en tant que public ; nous sommes toutes les trois, Nathalie, Garance et moi, dans ces instants d’avant le spectacle, avec le ventre qui bouillonne.



17h le spectacle se lance, la musique est au rendez-vous, je traverse les scènes : le chantier à goût de trapèze fixe, puis le voyage en passant le long de l’étai, la rencontre d’ailleurs sur le mât pendulaire interdit par les lois étranges. Alors que je découvre l’épave en apnée aérienne, Nathalie bien cachée faire apparaître des bulles d’eau dans l’air pour raconter les bulles d’airs dans l’eau.
À ce moment, l’ordi tombe, légèrement bousculé, les sons se décalent, rattrapé in extremis il retrouve sa place bancale et Garance parvient à faire disparaître le mauvais son avec finesse et arrive à déclencher ensuite chaque top sans le déroulé automatique.
Ouf, spectacle sauvé, nous avons toutes les trois bien sentis les décalages de l’intérieur mais rien n’a été détectable pour le public…. Nous en rions le soir, et trouvons une organisation et des solutions pour ne plus vivre ce stress.
De mon côté, j’ai un genou vraiment gonflé, une histoire de pu et infection d’une toute petite éraflure. Le spectacle, passe, je parviens à tout faire sans ressentir de douleur, et à la suite du saut dans l’eau, alors que je nage pour remonter à bord, la douleur devient presque insupportable et j’ai du mal de tenir debout et saluer.
Quel trésor un corps, quelle capacité de « passer au-dessus » quand c‘est nécessaire.
Bref, aux premières heures du lendemain je rejoins l’hôpital d’Horta pour solutionner mon genou gonflé. Bel et grand hôpital, c’est le seul pour les 4 îles voisines, vie étonnante des familles sur les autres îles : une femme enceinte doit prévoir un parcours en bateau ou en avion pour rejoindre le nécessaire pour l’accouchement ; il a du y avoir pas mal de points GPS comme lieu de naissance pour de nombreux-ses nouveau-elle né-e-s !
Alors que je me présente à l’accueil, je suis remercié par une infirmière pour le spectacle de la veille !
Je rejoins le médecin, et, à peine dans la salle, une autre médecin vient se présenter et une discussion s’ouvre sur mon bateau, le spectacle, le projet, leurs sensations en tant que public et leurs rêves.
Ce sont des moments précieux, je suis contente de donner envie aux gens, je ressors de l’hôpital, avec une ordonnance complète, de nombreux conseils et l’impression que grâce à tout cela, la douleur dans mon genou sera solutionné dans peu de temps.
Deux jours off pour nous, entre concert du Cap Vert, un autre à son de corne muse, un spectacle déambulant d’une marionnette géante, et de la batucada. Le 13, à 20h nous sommes prêtes, nous avons effectué notre « Tahitienne » le public arrive, l’organisateur a pu rajouter deux projecteurs pour MangeNuage afin de renforcer les lumières après le coucher du soleil.
21h, la musique du festival Maravilha se fait entendre, c’est notre tour, le public est là de nouveau. Les manipulations techniques sont parfaites, les top son aussi, j’aime le jouer, j’aime entendre ces textes, la musique, j’aime mon parcours, après l’apnée, je raconte certaines sensations en navigation, et puis du haut des mâts je joue une improvisation de flûte, inspirée de l’instant, ou de l’imagination d’un dialogue avec une baleine, au loin ; et puis le numéro finale du trapèze ballant, très simple en soi par les propositions des figures, mais j’aime la musique joviale, j’aime le texte poétique qui me touche par sa volonté de vivre avec le sourire, j’aime le final, le lien à l’eau !!
Tant mieux, ça permet d’y croire, de prendre plaisir, même si mon genou n’est pas encore guérit et que la fatigue se fait sentir.
Salutation ensemble, applaudissement, moment précieux où toute l’énergie mise pour partager ce spectacle porte ses fruits et où les retours du public regonfle le cœur et donne envie de continuer le reste.
Dimanche, journée démontage, transformation du bateau, baudrier pour Nathalie et moi, nous montons dans les mâts, d’abord poser les drisses, ensuite décrocher les suspensions et les diagonales, puis dévisser les fixations des sabots.
Garance, en bas, décroche les cordes, prépare les rangements,
Je décide de laisser les installations en plus de la structure qui allégeront le prochain montage.
Une fois descendues des mâts, Garance et moi descendons la structure. Et une fois que celle-ci rejoint le filet, c’est le démontage du légo.
Clef de 13 pour les vis des pièces carbone, puis vergue à sortir, le filet à défaire, les poulies à démonter, tout à ranger dans leurs sacs.
Une fois en sac, nous en sommes à l’étape du rangement, comme le chargement des camions des autre compagnie, chaque chose à sa place, avec accroche et fixation : d’abord à tribord, les vergues, puis les valises des enceintes, puis les trapèzes, puis les enceintes, puis les pièces carbone.
À bâbord : les sacs des cordes, les filets, et l’eau à remplir.
Quand on en arrive là, c’est presque la fin, il ne reste que les étais avec les trinquettes à replacer et fixer de nouveau, et certaines pièces qui retrouvent leurs place dans le filet à l’avant en navigation.
17h, nous avons fini, nous avons la dernière soirée du festival en plaisir. C’est chouette. Pour une fois, nous parvenons à aller prendre une douche avant la fermeture des sanitaires proches, juste 300m de marche. Petit succès de la journée ! Nous en sommes ravies !
Soirée chouette, agréable, remplie de rencontres et discussions.
Les prévisions météo pour le lendemain semblent vraiment parfaites, la navigation de quelques miles pour rejoindre Velas de Sao Jorge s’annonce agréable.
Lundi 15
Navigation tranquille jusqu’à Velas, nous rejoignons cette île étrange, j’en suis ravie et curieuse : comme une grande crête de dinosaure orienté d’Est en Ouest dans les nuages, avec les champs, les vaches et les cratères à, en moyenne, 400m de la mer et les « Faja » : genre d’effondrement de falaises qui ont permis à l’humain de s’installer à quelque mettre au bord de l’eau.


Le port est petit, il n’y a pas de place pour MangeNuage à l’intérieur, nous jetons l’ancre au pied de la falaise.
J’attends la nuit avec impatience pour entendre ces fameux cagarros !
Les trois jours d’après sont off, et s’organisent à coup d’allers-retours, en annexe, à la rame. Nous partons en ballades, seules, à deux ou à trois, nous découvrons quelques bouts de cette île. Tout est beau !!







Alors que nous sommes autour de notre table à manger le premier soir, nous sommes absolument déçues de ne rien entendre et que ces fameux cagarros n’apparaissent pas…
Il nous suffisait, en fait, d’attendre 22h, l’heure où la nuit est là ; c’est alors que le concert commence, chacun son cri, chacun sa voix et ils sont tous à parler, appeler pour se repérer et rejoindre le nid. C’est génial, rien ne nous empêche de dormir, mais ce qui est sûr c’est qu’en effet on les entend. Nous sommes ravies !
Jeudi soir nous rejoignons le quai d’accueil du port comme prévu, et touchons au confort du quai : l’accès à la douche, quand on veut, sans se mouiller les pieds dans l’annexe et s’organiser dans le timing entre nous, et cette fois-ci les sanitaires sont juste là, à quelques mètres ; pas la ballade obligatoire quotidienne de 15 minutes pour atteindre la douche ! Une douche d’ailleurs bien confortable, un jeton à trois euros qui donne accès à une eau bien chaude, comme on aime, pendant un temps qui nous paraît très long…
Une douche nous a permis, une fois, de prendre chacune la sienne, confortable, avec le même jeton l’une après les autres. Vaste sujet et question entre l’écologie, les 3 euros … mais ici, aux Açores, l’eau n’a clairement pas la même préciosité qu’au Cap Vert ou en Méditerranée …
Vendredi le boulot reprend, sortie du matos, légo, puis montage de la structure, nous sommes plus efficaces, le lendemain nous déplaçons le bateau, face au quai, nous faisons les tests, les réglages et la général face à … vraiment personne dans le port. Nous nous questionnons bien sur la présence d’un public le lendemain : nous n’avons pas vu d’affiche en ville, ni même à l’office du tourisme … Nathalie est bien septique. Le soir nous rejoignons au Mercado Municipal une soirée organisée par la ville pour un jour férié du Portugal, concert brésilien, stand de repas. Il y a du monde, l’ambiance est chouette, nous espérons que demain ce sera pareil.



Nous sommes rejointes, dimanche, par Tomas, l’organisateur du festival Maravilha et Tiago le vidéaste qui arrivent avec le ferrie. Tomas, lui, est confiant sur les informations qui sont passées sur les réseaux sociaux pour la représentation du soir.


Excitée, nous créons dans l’après-midi une playlist de bonne musique à mettre 45 minutes avant le début du spectacle, pour l’ambiance, et l’espoir d’attirer le public.
18h, les gens arrivent, et finalement, le spectacle se lance devant bien 300 personnes, c’est magique ! Trop bon !
Belle représentation avec un son que nous avons décidé de mettre un peu plus fort que d’habitude. Et les falaises renvoient le son de ma flûte, moment que j’apprécie, cette fois-ci, particulièrement.
Je finis de nouveau dans l’eau de ce petit port de plaisance, et après les applaudissements les cartes postales partent et les retours positifs se font bien sentir. Merci !!!
Le lendemain nous démontons. Cette fois-ci c’est Garance qui monte en baudrier. Elle a envie de découvrir ce poste et s’y prête avec beaucoup de plaisir !
Au niveau météo, le vent de sud-est s’est fait sentir toute la semaine et nous aurait obligé à tirer des bords pour rejoindre Madalena de l’île Pico, mais, depuis lundi matin la chance se fait sentir :
Le vent tourne et une fois les « au-revoir » fait aux gens du port et aux autres bateaux que nous espérons revoir un de ces quatre, ailleurs … la terre est vaste … les amarres sont largués et nous hissons les voiles gentiment poussées par un petite brise de nord qui nous pousse sous l’allure du largue vers l’île Pico !!!
Trop bon !
Belle navigation avec la visite d’un beau groupe de dauphin. J’adore, moment de plaisir, et la montagne de l’île Pico qui se rapproche.
navigation
Au bout de 4h, nous entrons dans une très joli anse, découpé d’un quai pour les ferries, et d’une piscine naturelle bien organisée dans les rochers du littoral.


Le premier et seul endroit des îles des Açores où nous jetons l’ancre dans un fond de sable blanc, incroyable, rassurant.
Après discussion de l’organisation nous sommes d’accord pour la transformation du bateau et le montage de la structure dès le lendemain. Heureusement !!!! : Alors qu’ efficaces nous terminons à fixer la structure à la fin d’une grosse matinée, une houle entre dans la baie et remue bien le bateau !
Nous finissons de serrer les vis bien secouées et même envahie par le mal de mer pour l’une d’entre nous…. Ah le plaisir du marin … le mal de mer, il ne reste plus qu’à manger et se reposer !
L’après-midi la pluie apparaît, nous sommes ravies d’avoir fait ces choix.
Les allers-retours en annexe à terre sont un peu longs, nous sommes cette fois-ci à une centaine de mètre du littoral et des accès par les cailloux. Et oui, sans moteur nous ne sommes pas motivées quotidiennement à ramer jusqu’au petit quai pour annexe de l’autre côté, en face de l’église, au double des rochers en distance.
Le lendemain, nous nous échappons en ballade : informations réunies par Nathalie sur une petite randonnée simple, proche, qui nous ferait découvrir une falaise reconnue par l’UNESCO.
Journée superbe, splendide, entre les traces des coulées de lave, et l’implantation tellement incroyable des vignes des açorien-ne-s.





Vendredi, jour du spectacle, nous commençons par déplacer le bateau, la situation n’est pas simple, le lieu est magnifique, certes, le spectacle se déroulera devant le coucher du soleil pour le public assis sur le pan de la piscine naturelle …
Mince, il faut se rapprocher des rochers, pour que l’installation soit correcte …
Pas simple, de plus évidemment, un vent innatendu se lève un peu et vient forcément jouer sur les ancres et pousser petit à petit le bateau vers les rochers.
Le stress se fait sentir pour moi, Nathalie propose en revenant en annexe d’utiliser le taquet de la piscine pour minimiser le risque … j’ai du mal à voir l’intérêt et je suis partagée par l’accès normalement interdit … Mais finalement nous rajoutons cette manœuvre à coup d’annexe et je retrouve un certain soulagement.

19h, la lumière est très belle, le bateau à peu près en sécurité, le public est là, un peu loin, nous repérons Tomas qui arrive avec le dernier ferri de la journée. Je suis un peu stressé, la journée à été bien chargée de contre temps, et nous sommes toutes les trois un peu fatiguées mais nous jouons le spectacle.
Les applaudissements donnent l’impression qu’il a plut, les cartes postales sont retirées de nouveau, et ensuite, nous sommes remerciées par l’équipe du festival dans un bar autour d’un jus, et les discussions insistent sur ce moment qui a encore une fois été vraiment réussi ! Ouf ! Génial ! Bingo !
Ça y est, réussi, cette date était la dernière représentation de la tournée du spectacle « Dérives » dans le projet Dada (Dérives Autour de l’Atlantique), elles ont toutes été jouées, je suis émue soulagée, fière, satisfaite, et touchée, j’ai rempli mon « contrat » avec moi-même, j’ai fait ce que j’avais dit, ce que j’avais prévu, les différentes équipes de chaque étapes ont joués le jeu et ont permis d’aboutir le projet ! Grand merci et bravo à elles toutes ! Je suis vraiment remplie d’émotion ce soir là, avec toutes ces réflexions qui ont fusées dans mon esprit devant mon jus de maracudja sur l’île Pico des Açores !
Le projet n’est pas encore fini, il faut démonter demain, ramener les filles sur l’île Faial d’où elle repartent en avion et vivre le retour jusqu’à Sète …. Vaste aventure encore à venir, mais ce soir-là, ça a été chargé émotionnellement de cette première étape d’aboutissement !
Samedi, démontage, Nathalie et Garance ont chopé le rythme et les étapes, le démontage s’est bien passé. La manœuvre de levée des ancres s’est déroulé sans soucis. Manœuvre que j’ai réfléchis pendant longtemps dans la nuit, pour être sûre de ne pas finir mes aventures sur les rochers de cette belle baie.
À 13h nous avions fini, nous rejoignons, encore en annexe, notre deuxième repas de restaurant payé par le festival et MangeNuage tranquille qui avait retrouvé une position normal derrière son ancre bien enfoncé dans le sable.
À 16h, nous levons l’ancre et mettons le cap sur Horta à quelques miles de là.


À l’arrivée, Tiago est prêt à faire les images qu’il voulait du bateau arrivant sous voiles. La réalité n’était pas si confortable que ce qu’il aurait souhaité : le vent soufflait un peu trop fort pour son drône mais il avait l’air satisfait de ses images.
Deuxième étape de gros soulagement pour moi, nous jetons l’ancre à Horta, Nathalie et Garance pourront rejoindre l’aéroport et retourner dans leurs réalité comme prévu. OUFFFFFFF Bingo !!!!
Là aussi je suis ravie, soulagée et fière, encore une autre étape réussie !
Là, nous sommes le dimanche 28 juin, vous pensez peut-être que j’ai pu me poser quelques jours tranquillement à Horta, pour m’occuper de moi, comme je l’espèrais avant de rejoindre l’île de Sao Miguel et mon équipage pour la traversée jusqu’à Aveiro prévue avec un départ le 6 ou 7 juillet….
Eh ben, non ! Je me suis intéressée assez vite à la prévision météo des prochains jours et me suis rendue compte que sur la semaine qui arrive il n’y avait qu’un vent d’est qui rendait la navigation clairement à tirer des bords. C’est à dire, le double de distance, et le triple de temps…
À suivre sous peu ….
Aplusdanslecata.

bravo bravo bravo pour ce contrat moral avec toi-même terminé et Bravo aux co-équipières et
co-équipier de l’ombre ! Chapeau bas tu continues à nous épater!
Bon vent toujours et encore,
Rythme assez soutenu…. pas le temps de s’ennuyer aux Acores.
Les nouvelles recrues sont particulièrement dégourdies, rapidement opérationnelles, une belle équipe encore une fois, mais rien n’est gratuit, on comprend en filigrane que c’est pas facile de « gagner sa vie » sur Mange-nuage.
mais grande satisfaction à chaque fois et toujours des retours enthousiastes du public et de tous ceux que croisent DADA, c’est un rêve devenu réalité.
Bravo Trapitaine et son équipage vous ASSUREZ.