Mindelo 2 – Spectacle
Mindelo.
Ambiance ville, petit à petit nous trouvons nos repaires, nous rencontrons Antonio et Myriam dans leurs bar « librairie », un endroit cosy et beau, qui donne envie de revenir…
Ici dans cette ville nous faisons parties du groupe des blanches : nous sommes celles qui passons la porte de la marina avec nos badges, et une fois passées au bout du quai, nous sommes attendues pour des propositions en tout genre de tourisme dans l’île, ou de demande de « dinero », « pra comer ».
Pas forcément tout le temps simple à gérer, nous n’avons pas l’impression, en interne, de déborder d’argent. Il faut faire avec, essayer de rester juste avec nos énergies et de ne pas trop laisser déborder la culpabilité.




Petit à petit, dans la semaine, entre les rencontres, le montage de la structure et les ateliers cirque, nous sommes de plus en plus repérées et attendues pour les représentations.
Eh ben, ça met la pression !
Je suis touchée par ce qui nous est dit : « tellement merci pour votre proposition », « merci de le proposer gratuit », ça donne envie de venir, « merci de venir nous proposer du cirque », « c’est rare ici ! » Les directrices nous disent ravies que les publications sur facebook soient tant regardées et pensent qu’il y aura du monde …
Glups : Qu’est ce qu’ils attendent ? Est ce que mon spectacle va leurs plaire ? Mon écriture ? Mes textes ? Ils vont les entendre ? Les comprendre ? Vont ils avoir une lecture du début à la fin ? Et la bande son de la VHF ? Vont ils la comprendre en anglais ? Est ce que les enceintes seront assez fortes ?
Le 28 au matin, nous déplaçons le bateau, participation de la marina qui nous installe 30 mètres d’amarres, manœuvre encore inventée, nous zigzaguons entre bouées, pendilles, et grosses rafales de vent. Tout se passe bien : équipe de rêve !

À 16h45 le quai se remplit … Mince, il nous avait été conseillé de noter 17h sur les affiches pour jouer ensuite à 17h30 le temps que le monde arrive.
Avec ce que je suis, je culpabilise de faire attendre 3/4 d’heures ceux qui arrivent en avance. De mon coté je suis prête et bien stressée. À 17h, Camille me « sauve » en me lisant une nouvelle des « légendes de la mer » … 7 minutes plus tard il reste 20 minutes à attendre pour jouer… Je vais prévenir le public que nous attendrons encore un quart d’heure pour les jeunes qui finissent l’école à 17h30, je suis impressionnée, ne trouve pas bien mes mots.
Le quai se remplit, le trottoir à côté de la route, il y a vraiment du monde …. 500 personnes ??

17h20, nous lançons le spectacle, dans l’ensemble, je n’ai pas été dedans, je me suis jugée, il y a eu des pompiers qui sont venu sur le quai pour une personne dans le public, ça m’a mis mal à l’aise, j’ai été speed, pas pris le temps de chaque instant : Le spectacle vivant c’est jamais le même.
Je crois que tous ceux qui découvraient le spectacle n’ont rien vu ; j’ai tout fait : le parcours, les figures, les agrès ; heureusement que tout est écrit et que je le connais par cœur, je sais pourquoi je préfère les spectacles écris à l’improvisation !
Juliette, Keya et Salomé récupèrent un beau chapeau, elles reçoivent des retours très positifs : Ça a plut.


En tous les cas, de mon côté, heureusement qu’il y a la deuxième représentation le lendemain :
- Nous avons pris le temps de rapprocher le bateau du quai, je suis plus proche du public,
- Nous parvenons à passer au travers d’une grosse douche de pluie de 10 minutes au moment de l’installation des agréés et des enceintes,
- À 16h45, nous découvrons qu’une soirée très attendue s’organise sur la terrasse de l’hôtel de l’autre côté du quai avec les balances pour le son prévues de 17h à 19h … finalement nous parvenons à négocier avec eux une pause de 40 minutes pour permettre le spectacle.
Bref, malgré tout cela, celle-là, c’est une bonne pour moi ! La meilleur même au Cap Vert, avec des conditions météo agréables, pas de vagues pas trop de rafale de vent.
Cette deuxième, je suis dedans, j’y crois, je prends plaisir à partager tout ça, je joue cette histoire, je kiff !!!
Je reçois de beaux retours sur le quai.
Deuxième chapeau un peu moins gros ; en même temps il y a eu bien moins de public, « juste » 200 personnes.
Merci la vie !!
L’équipe se retrouve à bord. Nous partageons les sensations, chacune a quelque chose à raconter, c’est un chouette moment.
La soirée se dessine, bien différemment pour chacune d’entre nous : Camille et Juliette restent à bord et parviennent à s’endormir malgré le son bien présent de la « soirée d’à côté », Keya, Salomé et moi descendons à terre histoire de « sentir/voir/découvrir » une soirée de samedi soir.
Du concert de l’évènement « Urdi » pour les artisans, nous marchons dans les rues de concert en concert, nous choisissons de nous arrêter à celui de deux musiciens Cap Verdien, face à un restaurant, avec un bon moment de danse, et finalement nous finissons la soirée dans la « discothèque de la plage ».
Entre le son bien trop fort et l’ambiance discothèque nous ne verrons pas le lever du soleil en sortant, et rentrons bien avant.
Dimanche 30 novembre.
Cette journée, c’est la dernière pour Juliette à bord de MangeNuage. Ce n’est pas rien ! Depuis la Guadiana ; avec la navigation ; notre arrivée au Cap Vert et toutes les aventures qui se sont déroulées…
Elle continue, encore un peu de temps, son escale au cap vert et ensuite rejoindra la France métropolitaine. D’après la météo elle trouvera l’ambiance…. Neigeuse !
Merci Juliette pour ta superbe énergie, tes compétences, ton sourire. Bref, tu claques !




Déplacement du bateau, nettoyage, atelier cirque en fin d’aprem avec les deux italiens assidus qui sont venus les deux fois, Paco et Gigi.
Lundi 1er décembre.
Keya et Salomé rejoignent le bateau aujourd’hui.
Première action : monter en haut des mâts pour découvrir la structure, se rendre compte, essayer. C’est notre proposition, elles en sont ravies et mettent les baudriers.



Sous une météo inattendue avec une pluie qui est là sans y être vraiment, Keya et Salomé atteignent la structure et commencent à démonter les premières installations et redescendent le sourire au lèvres.
De là, Camille est moi prenons le relais, drisse à fixer, poulies à placer, haubans à lâcher. La structure descend en glissant le long des étais.
Une fois en bas, nous démontons, comme un légo, chaque pièce, et enchaînons avec le rangement.
11h30, la structure ; les enceintes ; c’est rangé.
Le reste de la journée se dirige petit à petit vers l’organisation de la transatlantique :
- La liste des courses avec les idées de chacune bien noté par Camille,
- l’installation du deuxième lit dans la yourte avec une découpe à la scie sauteuse par Keya
- réparation de nos frontales ; Camille et moi ; qui fonctionnent encore, mais mal,
- motivation de Salomé d’une première mission course.

La météo est étonnante il pleut régulièrement sur la journée et la nuit. Tant mieux pour le Cap Vert !!! Mais on ne s’y attendait pas, finalement on a eu de la chance pour les représentations !
Nous envisageons un départ aux alentours du 5 décembre pour la transatlantique ! Le « Navigatio » sera de nouveau connecté…..
Aplusdanslecata !!
Anne

impressionnant le public de la 1ère purée de purée !!!trop émue de te voir en mouvements sur ton MangeNuage
Bravo les Filles vous m’impressionnez encore et toujours,
Bravo à toutes avec du monde sur les quais !!! Un plein d’énergie. Michel
Quel BONHEUR !!!
Super heureuse, contentissime pour vous !
* * * * * * * * *BRAVO ! ! * * * * * * *